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Serre multinef et robots de traite : le bâtiment le plus économique pour le Gaec Robin

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Le Gaec Robin situé à Bény dans l’Ain élève un troupeau de 135 Montbéliardes. Les éleveurs ont investi il y a un an dans un bâtiment de type serre multinef équipé de deux robots VMS® DeLaval. Guillaume Robin nous livre les raisons de ce choix et ses premières observations.

XXLait : Pouvez-vous nous décrire votre nouveau bâtiment d’élevage ?

Guillaume Robin (GR) : Le bâtiment est une serre de type multinef de 1955 m2 qui abrite 140 logettes pour deux lots de vaches. Il est équipé de 2 robots de traite VMS® DeLaval, de 2 brosses rotatives, de ventilateurs-brumisateurs et de racleurs. Nous avons investi 760 000 € en intégrant le local technique et le tank à lait.

XXLait : Pour vous, c’était la solution la plus économique. Pouvez-vous nous expliquer votre raisonnement ?

GR : Nous avons étudié notre projet avec la chambre d’agriculture de l’Ain. Ce nouveau bâtiment n’a pas coûté plus cher que si notre choix s’était porté sur une salle de traite. Dans ce cas, le poste maçonnerie aurait été plus important car il aurait fallu réaménager l’aire d’attente et le local technique. Nous avons abandonné l’aire paillée qui, en plus d’être couteuse d’entretien, favorise les mammites. Les robots nous permettent d’économiser de l’eau, du produit de nettoyage et de trempage. Nous sommes également plus disponibles pour le suivi du troupeau tout en y passant moins de temps, ce qui va nous permettre d’améliorer les résultats techniques.

XXLait : Quelles sont vos premières observations sur les résultats laitiers?

GR : Nos robots sont équipés d’un compteur de cellules OCC® qui nous indique précisément le nombre de cellules par vache à chaque traite. Nous savons donc en temps réel quelle vache augmente en leucocytes, ce qui permet de détecter précocement les mammites et de réagir rapidement ! Nous avons déjà moins de mammites : ce qui va diminuer les réformes et donc améliorer la rentabilité. Nous avons également de meilleurs résultats butyriques car les animaux sont plus propres et le lavage des trayons efficace.

XXLait : Comment ont évolué vos conditions de travail ?

GR: Même si nous commençons nos journées toujours aussi tôt, vers 5 h du matin, elles finissent à 17 h au lieu de 19 h. Ma mère commence plus tard, vers 7 h, par le soin des veaux puis le nettoyage des stalles et des logettes. A la fin de nos journées, nous sommes moins fatigués et profitons mieux de notre temps libre. C’est sûr, nous ne reviendrons pas en arrière.

Gaec Robin à Bény dans l’Ain

• 4 associés
• 135 vaches Montbéliardes
• 1 350 000 litres produits
• Atelier de 40 veaux de boucherie en intégration
• 288 Ha de cultures

De gauche à droite : Véronique, Guillaume et Thierry Robin. Arnaud Denancier, le 4ème associé est absent.

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