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EARL Dengreville : un troupeau bien adapté à son nouvel environnement

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Basée à Saint Riquier (80), l’EARL Dengreville raisonne avant tout troupeau. Sa volonté : piloter un cheptel de 150 vaches laitières “à l’aise” dans un bâtiment qui est, aujourd’hui, équipé de caillebotis intégral et de 3 robots de traite.

Pour faire progresser leur troupeau, suite aux indexations d’avril et de décembre, Dominique et Romain Dengreville réalisent, chaque année, au moins deux plans d’accouplement informatisé (OptiGEN) avec l’aide de Claude Richer, leur technicien génétique du CIA Gènes Diffusion. Ce travail génétique a contribué à la spectaculaire adaptation des vaches laitières lors de l’installation des 2 premiers robots en 2012 puis du troisième en 2015 et lors du passage au “tout” logettes en 2014.

Deux à trois plans d’accouplements sont réalisés chaque année. Réalisés à l’aide du logiciel OptiGEN, ils sont affinés avec les données terrain.

Des taureaux adaptés à la traite robotisée

Pour arriver à un tel résultat, Dominique Dengreville n’a pas attendu l’arrivée des nouveaux équipements pour mettre l’accent sur la sélection des membres et des mamelles. Dès l’installation, en 2001, des 1ers caillebotis au niveau de l’aire d’attente et de l’aire d’alimentation dans le bâtiment d’élevage initialement “aire paillée”, il a commencé à chercher à élever des vaches dites mobiles. Depuis cinq ans, l’EARL utilise également dans ses accouplements des taureaux adaptés au robot, pour lesquels l’index “membres” est supérieur à +1, tout en prenant en compte l’index “Santé du Pied”. Il s’agit de taureaux bons en “taux” et non détériorateurs en “lait”. Le dernier plan d’accouplement prévoit qu’un quart du troupeau sera inséminé avec de jeunes taureaux génomiques de la gamme Premium (Classic ST, EBA Logot, Ladkar LV, Lelice, Luxembourg), un autre quart avec la gamme GD Packs, notamment le pack “Robot” qui répond bien à la traite robotisée, un quart avec de la semence sexée, le quart restant avec des taureaux de croisement.

Un niveau génétique au top

Il y a huit ans, alors qu’il n’a pas encore besoin de davantage de femelles, Dominique Dengreville fait très vite le choix d’inséminer les génisses avec de la semence femelle en 1ère et 2ème inséminations. Cela a permis d’anticiper le développement du troupeau, sans achats extérieurs, avec l’arrivée de Romain sur l’exploitation en 2013 et de pallier le taux de réformes lié au passage en caillebotis intégral. L’emploi de la semence sexée assure, en outre, la sécurité des vêlages, du fait du gabarit réduit des veaux femelles, mais a également offert l’opportunité aux éleveurs d’augmenter le niveau génétique du troupeau. “Un veau issu d’une génisse aura toujours une valeur supérieure à un veau issu d’une vache”, remarquent Dominique et Romain Dengreville. Ils ont tout récemment utilisé les taureaux Gibsons, Jim, Lingo PP, Lockstar, London, Melfield. Les résultats sont sans appel : l’ ISU moyen des vaches s’élève actuellement à 128 et celui des génisses à 158. “Lorsque l’on investit dans un système de traite robotisée, il est impératif que les femelles produisent au moins 30 litres par jour afin de faire tourner à plein régime l’installation”, note-t-il.

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